RIKUZENTAKATA, 2015

Le 11 mars 2011, la ville Japonaise de Rikuzentakata a été effacée, balayée par une vague.

Faisant écho à la série «Vanishing» qui parlait de mon rapport à la mort, ce travail relate la disparition de la ville et pose la question de sa reconstruction.

La première phase de travail illustre la disparition de la ville par le biais de photos aériennes, quatre tirages pour quatre dates.

L’on y voit, non seulement la progression de l’eau dévastatrice, mais aussi la manière dont la ville préservée a changé. La dernière peinture montre l’érection de plate formes surélevées, trame de la future ville.

La deuxième phase de travail parle des habitants de Rikuzentakata.

Les dessins au crayon, très fins, sont basés sur deux photographies d’Azard Bord et une photo anonyme. Dans un paysage fait de décombres, où l’on ne sait plus si la masse est composée de déchets ou d’objets mystérieux, des personnages perdus errent, cherchent une ville disaparue, hagards.

Rebirth, la dernière phase, illustre deux symboles du retour à la vie de Rikuzentakata.

© 2021 martin gauthier